Publié le 27 janvier 2021
Partager :

Appliquer les recommandations du Programme National Nutrition et Santé (PNNS) et les intégrer dans notre mode vie permettrait d’éviter 70 000 cancers par an soit 16 à 20% des cas. [2]

Comment connaître ces facteurs, en savoir plus sur leurs effets délétères et modifier ses comportements ?

Le point sur les éléments clés dans ce dossier.

 

MODE DE VIE ET CANCERS, LES ESSENTIELS A CONNAÎTRE SUR …

 

L’ALCOOL

Depuis 1988, l’alcool est classé cancérigène. [2]

8 % de nouveaux cancers sont attribuables à la consommation d’alcool, ce qui en fait le second facteur évitable après le tabac. [2]

La consommation d’alcool augmente le risque de développer [2]

  • Le cancer du sein
  • Le cancer colorectal
  • Le cancer de la cavité buccale, du larynx et du pharynx
  • Le cancer de l’estomac
  • Le cancer de l’œsophage
  • Le cancer du foie

Cette augmentation du risque peut exister à partir de moins d’un verre par jour

 

La France est le 6ème pays le plus consommateur d’alcool chez les plus de 15 ans malgré une diminution régulière depuis 40 ans [2]

Quelle attitude adopter ?

Respecter les recommandations actuelles qui préconisent 2 verres d’alcool maximum par jour sans dépasser 10 par semaine avec 1 ou 2 jours d’abstinence. [3]

 

LA CONSOMMATION DE VIANDES ROUGES ET CHARCUTERIE

On appelle viandes rouges, les viandes de boucherie exception faite des volailles (bœuf, porc, agneau, mouton, cheval, chèvre…) [2]

La consommation excessive de viande rouge est un facteur de risque de cancer colorectal [2]

 

En 2015, cette consommation a contribué à l’apparition de 5600 nouveaux cas de cancer colorectal. [2]

La cuisson de la viande à haute température, plus 200° (fritures, barbecue…) est susceptible de provoquer l’apparition de composés potentiellement cancérogènes. [2]

 

Quelle attitude adopter ?

  • Limiter sa consommation de viande rouge à moins de 500 g/ semaine (ce qui correspond à 3 ou 4 steaks hachés) et à 150 g/semaine de charcuterie [4,5]
  • Privilégier la consommation de volaille [4]
  • Penser aux sources alternatives de protéines (poissons, œufs, légumes secs)

 

LE SEL 

Les français comme le reste de la population mondiale consomment trop de sel.

 

La consommation de sel et de produits salés est associée à une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires, d’hypertension artérielle, de maladies chroniques et de cancer de l’estomac.[1,6]

Il est important de limiter sa consommation selon les recommandations nutritionnelles .

 

Quelle attitude adopter ?

Limiter sa consommation quotidienne à 5 g de sel par jour soit l’équivalent de 2,4 g de sodium [6].

 

LE SURPOIDS ET OBÉSITÉ

En 2015, 18 639 nouveaux cancers ont été attribués au surpoids et à l’obésité. [2]

14 types de cancer sont concernés, les cancers du sein et colorectal étant les plus fréquentes localisations liées à la surcharge pondérale. [1,2]

Une surcharge pondérale est souvent liée à une sédentarité associée à des habitudes alimentaires déséquilibrées (excès de boissons sucrées, fast-food, alimentation riche en viande rouge). [1,2]

 

Quelle attitude adopter ?

Respecter les recommandations actuelles qui préconisent 30 minutes d’activité physique quotidienne ainsi qu’une alimentation équilibrée privilégiant les fruits et légumes et les céréales complètes.[7]

 

LES FACTEURS NUTRITIONNELS DIMINUANT LES RISQUES DE CANCER

Aujourd’hui aucun aliment seul n’a la vertu de protéger contre le cancer.[1,2]

Une alimentation équilibrée associant fruits et légumes, céréales complètes, aliments riches acides gras mono et polyinsaturés notamment les oméga-3 (poissons gras) est recommandée.[8]

 

LES ALIMENTS RICHES EN FIBRE (ORIGINE VÉGÉTALE)

Les fibres ont un effet bénéfique sur notre organisme, elles contribuent au bon fonctionnement de notre système digestif, facteur favorable à la diminution du risque de cancer.[1]

Les aliments riches en fibres regroupent les fruits et légumes, les légumes secs (lentilles, pois chiches, …) et les produits céréaliers complètes (pain complet, aux céréales, pâtes semi-complètes ou complètes, riz complet ou semi-complet…).[1,2]

Les fruits et les légumes ont une action également dans la prévention des cancers aérodigestifs (bouche, pharynx, larynx, nasopharynx, œsophage, poumon, estomac et colo-rectal). [2]

 

Quelle attitude adopter ?

  • au moins 5 portions de fruits et/ou légumes variés par jour pour une équivalence poids de 400 g/jour. Toutes les formes sont possibles : crue, frais, conserve et surgelé.[9]
  • au moins 1 féculent complet par jour.[1]
  • au moins 2 fois par semaine des légumes secs.[1]

 

LES PESTICIDES

Il n’existe à ce jour pas d’études probantes démontrant un risque accru de cancer en consommant des fruits ou légumes courants. Pensez à peler et laver vos fruits et légumes.[1]

 

LE BIO

Actuellement, le niveau de preuve scientifique est insuffisant pour affirmer un lien significatif entre une alimentation biologique et la diminution de risque de cancer.[2]

 

LES PRODUITS LAITIERS

La consommation régulière de produits laitiers a un impact positif sur la diminution du risque du cancer du colorectal.  [2]

Les produits laitiers regroupent le lait, les yaourts, les petits suisses, les fromages blancs et les fromages.[10]

Quelle attitude adopter ?

Consommer 2 produits laitiers par jour et d’alterner le type de produits laitiers. [10]

Attention aux faux-amis : Les produits à base de lait riche en graisse ou en sucre comme le beurre ou les crèmes desserts ne comptent pas pour des produits laitiers.[10]

Bon à savoir : En France seuls 27 % des personnes consomment les quantités recommandées.[2]

Les boissons végétales (soja, épeautre, amande…)

A ce jour aucune étude ne démontre un effet positif sur le risque du cancer. [1] Rappelons que ces boissons végétales ne sont pas des produits laitiers et ne possèdent pas les bénéfices de ces derniers.

 

Sources :

[1] Institut National du cancer. Nutrition & cancers. Alimentation, consommation d’alcool, activité physique et poids. Faits scientifiques et conseils de prévention. 2015

[2] Institut National du cancer. Fiches repères. Nutrition et prévention des cancers. Décembre 2019.

[3] Programme National Nutrition et Santé. Les recommandations. Réduire l’alcool. Dernier accès le 03/06/20

[4] Programme National Nutrition et Santé. Les recommandations. Réduire la viande. Dernier accès le 03/06/20

[5] Programme National Nutrition et Santé. Les recommandations. Charcuterie. Limiter à 150 g par semaine. Dernier accès le 03/06/20

[6] Programme National Nutrition et Santé. Les recommandations. Les produits salés et le sel : à limiter Dernier accès le 03/06/20

[7] Programme National Nutrition et Santé. Les recommandations. L’activité physique : au moins 30 minutes d’activités physiques dynamiques par jour. Dernier accès le 03/06/20

[8] Programme National Nutrition et Santé. Choisir ses aliments. Dernier accès le 03/06/20

[9] Programme National Nutrition et Santé. Les recommandations. Augmenter les fruits et les légumes. Dernier accès le 03/06/20.

[10] Programme National Nutrition et Santé. Les recommandations. Aller vers les produits laitiers. Dernier accès le 03/06/20.

 

N°PO 8011-06/2020


Sur le même sujet

17 octobre 2016

Mieux Dans Mon Assiette Avec le Cancer

Les traitements contre le cancer engendrent souvent des effets secondaires qui peuvent impacter le quotidien des patients. Perte d’appétit, nausées, difficultés de mastication… Ces troubles peuvent modifier les habitudes alimentaires jusqu’à mener à la dénutrition. Afin d’aider les patients à conserver un bon état nutritionnel pendant leur traitement, Biogaran met à leur disposition gratuitement en pharmacie* un livre de conseils, d’astuces et de recettes, élaboré avec le cuisinier Grégory Cuilleron et la diététicienne spécialisée Alix Mottard-Goerens.

3 décembre 2018

Cancer

Les progrès dans la prise en charge des cancers ont permis d’augmenter l’espérance de vie de nombreux patients. Mais qu’en est-il de leur qualité de vie ? Pour atténuer les effets secondaires des traitements, pour reprendre confiance en soi, pour retrouver une bonne santé psychologique, les soins de support doivent être psyupporoposés à tous les patients. Au menu, nutrition, activité physique, médiation, acupuncture, art-thérapie, musicologie.