Contenus Bien-être
        

Mieux comprendre la chute des cheveux

La chute des cheveux est un processus naturel, régulier et cyclique1. Mais parfois les cheveux tombent en quantité trop importante et inquiétante. Quels sont les causes et les traitements associés ? Le point sur un phénomène qui touche hommes et femmes. 

Publié le : 23-07-2026

Chute de cheveux : de quoi parle-t-on ?2

La chute de cheveux ou de poils (alopécie) peut concerner n’importe quelle partie du corps. Lorsqu’elle se produit au niveau du cuir chevelu, elle est appelée « calvitie ». L’alopécie inquiète souvent les personnes, pour des raisons esthétiques, mais elle peut également être un signe de trouble systémique. 
 

Le cycle de pousse des cheveux

Les poils poussent par cycles. Chaque cycle se compose des phases suivantes : 

  • une phase de croissance (phase anagène) de 2 à 6 ans 

  • une très courte phase de transition (phase catagène) de 3 semaines 

  • une courte phase de repos (phase télogène) de 2 à 3 mois 

Au terme de la phase de repos, le poil tombe (phase exogène) et le cycle recommence, alors qu’un nouveau poil se met à pousser dans le follicule. Normalement, 50 à 100 cheveux environ atteignent la fin de la phase de repos et tombent chaque jour. 

Le saviez-vous ?2 

La perte de plus de 100 cheveux par jour est anormale, sauf après un shampooing : jusqu’à 250 cheveux peuvent tomber. 

 

Les troubles de ce cycle de croissance pouvant entraîner une alopécie comprennent : 

  • l’effluvium anagène : perturbation de la phase de croissance entraînant une chute des cheveux en phase anagène, 

  • l’effluvium télogène : beaucoup plus de 100 cheveux/jour passent en phase de repos puis tombent. 

À noter3  :

Les dermatologues différencient les pertes de cheveux selon qu’elles touchent l’ensemble du cuir chevelu (pertes diffuses) ou certaines zones (pertes localisées). Une distinction est également faite entre les pertes passagères (suivies d’une repousse immédiate et complète) et les pertes durables. Parmi les types de perte de cheveux les plus fréquents, on trouve une forme localisée durable (l’alopécie androgénétique) et une forme diffuse temporaire (l’effluvium télogène).

Les causes majeures de la chute de cheveux 

Lorsque les cheveux tombent en quantité anormalement élevée, divers facteurs peuvent être en cause. Si l’alopécie androgénétique est la plus fréquente des chutes de cheveux, d’autres formes existent, passagères ou durables, étendues ou localisées. Dans tous les cas, un diagnostic rapide est nécessaire pour, le cas échéant, mettre en place un traitement adapté qui favorisera la repousse de la chevelure3

 

Les principales causes de la chute des cheveux sont 1

  • L’hérédité 
    La calvitie masculine et féminine, également connue sous le nom d’alopécie androgénétique, est la cause la plus courante de perte de cheveux. Elle est souvent héritée des parents. 

  • Les déséquilibres hormonaux 
    Des bouleversements hormonaux, comme ceux survenant pendant la grossesse et la ménopause ou encore en raison de troubles thyroïdiens, peuvent entraîner une perte de cheveux temporaire ou permanente. 

  • Le stress physique ou émotionnel 
    Des événements majeurs dans votre vie, des maladies graves, des chirurgies ou un stress émotionnel lourd peuvent entraîner une chute de cheveux temporaire. Ce phénomène porte le nom d’effluvium télogène. 

  • Certaines maladies du cuir chevelu 
    Des affections du cuir chevelu telles que la dermatite séborrhéique, le psoriasis ou les infections fongiques peuvent entraîner une perte de cheveux. 
     

  • Une mauvaise alimentation 
    Une alimentation déséquilibrée peut entraîner une carence de certains nutriments essentiels (protéines, vitamines, minéraux) qui peut affaiblir les cheveux et entraîner leur chute. 

  • Les effets secondaires de médicaments 
    Certains traitements médicamenteux, tels que ceux utilisés pour traiter le cancer, l’arthrite, la dépression, les maladies cardiaques et l’hypertension, peuvent provoquer une perte de cheveux. 

  • Un traumatisme physique à répétition 
    Des traumatismes physiques tels que le coiffage excessif, le port de coiffures serrées, le tressage provoquent des tiraillements importants des cheveux et peuvent endommager les follicules pileux. 

  • L’âge 
    La perte de cheveux peut également être tout simplement associée au processus naturel de vieillissement. 

Alopécie : zoom sur l’alopécie androgénétique3

L’alopécie androgénétique résulte de deux facteurs : une prédisposition génétique et l’action des androgènes, les hormones sexuelles mâles (néanmoins présentes en faible quantité chez les femmes). Chez la femme, d’autres facteurs hormonaux peuvent favoriser l’alopécie androgénétique : les contraceptifs oraux (« pilule ») ou les traitements hormonaux de la ménopause. 

 

L’alopécie androgénétique est communément appelée « calvitie », en particulier chez les hommes. Dans cette forme de perte de cheveux, seul le dessus du crâne est atteint. Les cheveux du pourtour du crâne sont préservés. L’alopécie androgénétique peut également être observée chez la femme. Dans ce cas, la perte de cheveux concerne l’ensemble du dessus du crâne, de manière diffuse, parfois en épargnant la lisière frontale. 

Bon à savoir 2:

Cette forme d’alopécie augmente avec l’âge et touche plus de 70 % des hommes (alopécie androgénétique masculine) et 57 % des femmes (alopécie androgénétique féminine) de plus de 80 ans. La chute de cheveux peut commencer à n’importe quel âge, pendant ou après la puberté, y compris à l’adolescence.

Chez les hommes, l’alopécie s’installe généralement au niveau des tempes ou au sommet de la tête, vers la face postérieure. Certains perdent peu de cheveux et ont simplement un éclaircissement des tempes ou une tonsure à la partie postérieure du crâne. D’autres hommes, en particulier ceux dont l’alopécie débute précocement, deviennent totalement chauves au sommet de la tête, mais conservent leur chevelure sur les côtés et l’arrière de la tête. Ce schéma est appelé « alopécie androgénétique masculine »2

 

Chez les femmes, l’alopécie concerne le sommet du crâne et se manifeste habituellement par une raréfaction plutôt que par une disparition complète des cheveux. Par ailleurs, la lisière des cheveux reste habituellement intacte. Ce schéma est appelé « alopécie androgénétique féminine »2. L’alopécie androgénétique représente 80 % des problèmes de perte de cheveux durable chez la femme3

Alopécie : zoom sur stress2

• Le stress physique induit par une forte fièvre, une chirurgie, une maladie grave, une perte de poids ou une grossesse peut augmenter la chute des cheveux en phase de repos (provoquant un effluvium télogène). Les cheveux chutent généralement quelques mois après l’épisode de stress. Ce type d’alopécie n’est généralement pas permanent. 

 

• Un stress psychologique sévère et prolongé peut également entraîner une chute spontanée des cheveux (effluvium télogène). Cependant, cette chute de cheveux implique un stress majeur et chronique, et non pas le stress habituel de la vie quotidienne. 

 

• Le cas de la trichotillomanie : La trichotillomanie est un trouble mental caractérisé par l’habitude de torsader les cheveux sains et de les arracher, ce qui provoque un traumatisme des follicules pileux et, à terme, la perte des cheveux (trichotillomanie). Les personnes peuvent présenter une ou plusieurs plaques d’alopécie avec des cheveux de longueur variable, souvent asymétriques ou irréguliers. Les trichotillomanes peuvent essayer de dissimuler leur perte de cheveux. 

Le saviez-vous ?2 

La trichotillomanie touche plus fréquemment les enfants, mais peut également être observée chez les adultes. Cette manie peut ne pas être détectée tout de suite. Les médecins et les parents pensent alors, à tort, qu’un trouble, comme la pelade ou une infection mycosique, est responsable de la chute de cheveux.

Alopécie : le cas des chutes de cheveux par plaques

Certaines maladies se traduisent par des chutes de cheveux localisées, par plaques. En règle générale, les cheveux repoussent avec un traitement adapté à la cause, à l’exception des plaques cicatricielles (par exemple après une brûlure du cuir chevelu). Les deux principales causes de ces chutes en plaques sont la teigne et la pelade3

 

• La pelade 

Dans la pelade, des plaques généralement rondes et irrégulières de cheveux tombent de manière soudaine. Une perte plus importante de cheveux et de poils peut également survenir. Ce trouble serait causé par un dysfonctionnement du système immunitaire de l’organisme, entraînant l’attaque par l’organisme de ses propres tissus (réaction auto-immune)2

 

• La teigne du cuir chevelu (tinea capitis) : 

La teigne du cuir chevelu est une infection mycosique qui cause fréquemment une alopécie en plaques chez les enfants. L’infection commence sous la forme d’une plaque sèche avec desquamation, qui s’étend progressivement. Les cheveux peuvent ensuite se casser à la racine, laissant des cheveux très courts à la surface du cuir chevelu, comme de petits points noirs. Parfois les cheveux se cassent au-dessus de la surface du cuir chevelu, laissant des cheveux courts. L’alopécie peut être permanente, surtout si l’infection n’est pas traitée2

Le rendez-vous chez le médecin et les traitements2

Le médecin pose d’abord des questions sur les symptômes et les antécédents médicaux de la personne puis procède à un examen clinique. Les informations issues des antécédents médicaux et de l’examen clinique suggèrent souvent une cause de la chute de l’alopécie et les tests qu’il peut être nécessaire d’effectuer. 

 

Un examen des cheveux au microscope ou une biopsie du cuir chevelu peuvent être nécessaires pour déterminer la raison de l’alopécie. Les médecins traitent la cause spécifique de l’alopécie lorsque cela est possible. 

Sinon, les traitements de l’alopécie masculine et féminine comprennent : 

  • des médicaments visant à prévenir une chute de cheveux supplémentaire ou à favoriser la pousse : les alopécies androgénétiques masculine et féminine peuvent être efficacement traitées avec des médicaments. 

  • des implants de cheveux : la greffe est une solution plus permanente. Dans cette intervention, des follicules pileux sont prélevés sur une zone du cuir chevelu et greffés dans la zone alopécique. Cette technique prévoit la greffe de seulement 1 à 2 cheveux par séance. Une autre option chirurgicale implique de prélever des zones alopéciques de la peau du cuir chevelu et d’étirer les zones dotées de cheveux sur une zone plus élargie. 

  • la photothérapie laser : la photothérapie laser est un traitement alternatif ou complémentaire de l’alopécie masculine et féminine (alopécie androgénétique), dont l’efficacité dans le cadre de la pousse des cheveux a été démontrée. Des dispositifs en vente libre sont disponibles, ou des médecins peuvent réaliser un traitement par laser en cabinet. 

  • des injections de plasma riche en plaquettes : un nouveau traitement susceptible de favoriser la croissance des follicules pileux implique l’utilisation du plasma (partie liquide du sang) et des plaquettes (petites cellules sanguines qui participent à la coagulation du sang) de la personne. Ce traitement, appelé plasma riche en plaquettes ou PRP, consiste à prélever du sang chez une personne et à le traiter pour en retirer le plasma riche en plaquettes. Le plasma riche en plaquettes est ensuite injecté dans des plaques alopéciques et pourrait stimuler la croissance de nouveaux cheveux. 

  • Les perruques sont le meilleur traitement pour une chute de cheveux temporaire (par exemple, due à la chimiothérapie). 

À noter 2 :

Lorsque les cheveux repoussent, ils peuvent avoir une couleur et une texture différentes par rapport aux cheveux d’origine. 

Les bons gestes pour limiter la chute de cheveux1

  • Lorsque vous lavez vos cheveux, insistez bien au niveau du cuir chevelu en massant vigoureusement du bout des doigts. Ce geste très simple favorise la microcirculation et renforce vos follicules pileux. Complétez toujours avec un après-shampoing afin de faciliter le démêlage. Sélectionnez des produits aux compositions propres, naturelles et minimalistes afin de ne pas fragiliser votre chevelure. 

  • Lorsque vos cheveux sont humides, démêlez toujours délicatement à l’aide d’un peigne car la fibre capillaire se casse plus facilement. N’hésitez pas à rajouter un spray démêlant si besoin. 

  • Ne vous couchez pas les cheveux mouillés : lorsque vos cheveux sont mouillés, ils sont plus fragiles et plus susceptibles de se casser ou de s’abîmer, surtout lorsqu’ils frottent contre l’oreiller pendant la nuit. Qui plus est, le cuir chevelu peut rester humide plus longtemps, ce qui crée un environnement propice à la croissance de bactéries ou de champignons, pouvant éventuellement causer des irritations ou des infections du cuir chevelu pendant la nuit. 

  • Limitez l’usage d’appareils chauffants comme le lisseur ou le boucleur. Pour le sèche-cheveux, évitez une température trop élevée et veillez à toujours appliquer un soin thermo-protecteur. 

  • Évitez d’attacher vos cheveux en les tirant trop fort. Si vous avez les cheveux longs, nous vous conseillons les pinces à cheveux ou des chouchous plutôt que des élastiques. 

Les changements hormonaux peuvent jouer un rôle significatif dans la perte de cheveux chez les femmes. 

VRAI : Les fluctuations hormonales pendant la grossesse, l’accouchement et la ménopause peuvent entraîner une perte de cheveux temporaire. Par exemple, la diminution des niveaux d’œstrogènes pendant la ménopause peut contribuer à une perte des cheveux. Notez également que des problèmes de santé sous-jacents assez fréquents chez la femme, tels que les troubles de la thyroïde (hypothyroïdie ou thyroïdite d’Hashimoto par exemple) ou le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), peuvent également contribuer à la perte de cheveux chez les femmes1.
 

Le stress ne peut pas être responsable de la perte de cheveux 

FAUX : Lorsque vous êtes soumis à un stress physique ou émotionnel important, votre corps peut réagir en libérant des hormones de stress, comme le cortisol qui peut venir perturber le cycle normal de croissance des cheveux. Cette perturbation peut entraîner une augmentation du nombre de cheveux passant de la phase de croissance active (anagène) à la phase de repos (télogène), et accélérer ainsi la phase de chute (exogène), ce qui conduit à une perte de cheveux accrue1.
 

En consultation, le médecin peut vous tirer les cheveux 

VRAI : C’est un test de traction. Le test de traction permet aux médecins d’évaluer l’alopécie. Les médecins tirent doucement sur une poignée de cheveux (environ 40) dans au moins 3 zones différentes du cuir chevelu. Les médecins comptent ensuite le nombre de cheveux qui s’arrachent à chaque traction. Si plus de 4 à 6 cheveux en phase télogène sont arrachés à chaque traction, le test d’élasticité est positif et les personnes ont probablement un effluvium télogène2

L'essentiel à retenir

Chez les hommes, la principale cause de perte de cheveux est l’alopécie androgénétique masculine, plus connue sous le nom de calvitie masculine. Cette condition est généralement héréditaire et est causée par la sensibilité des follicules pileux à la dihydrotestostérone (DHT), une forme active de testostérone. La calvitie masculine se manifeste souvent par un amincissement progressif des cheveux sur le dessus et les tempes, formant souvent des zones chauves caractéristiques. 

Chez les femmes, la calvitie féminine se caractérise par un amincissement progressif des cheveux sur le dessus de la tête, avec un élargissement de la raie centrale. Cette condition est généralement héritée et est associée à une sensibilité accrue des follicules pileux à certaines hormones. 

Plusieurs traitements existent pour enrayer la progression de l’alopécie androgénétique. Habituellement, les traitements ne sont efficaces qu’au bout de quatre à six mois. Pour en garder le bénéfice, ils doivent être poursuivis indéfiniment. 

Chez les hommes, un traitement chirurgical est parfois entrepris pour greffer des cheveux de la couronne (le pourtour de la tête) sur le dessus du cuir chevelu. Ces microgreffes (quelques cheveux à la fois, avec leur follicule pileux) s’implantent de manière durable. 

Chez les femmes qui souffrent d’alopécie androgénétique liée à des dérèglements hormonaux, le choix de la pilule contraceptive est important. Le médecin peut en choisir une pour réguler les fluctuations hormonales. 

L’alopécie de traction se caractérise par une alopécie due à des nattes, des bigoudis ou une queue-de-cheval trop serrés, qui tirent constamment sur les cheveux. La chute de cheveux se produit souvent au niveau de la naissance des cheveux (front et tempes). 

Sources

1 - Univers pharmecie.fr - Chute de cheveux, que faire ? Le guide complet – 12-04-2024 – Lien de la page – Consulté le 26 mai.  | 2 - MSD - Manuel pour le grand public - Alopécie (chute de cheveux ou de poils) – 07-2025 - Lien de la page - Consulté le 26 mai. | 3 - Santé.fr - Chute des cheveux - Lien de la page - le 05-05-2025 - Consulté le 26 mai. 

Pour aller plus loin

Articles

Etiquette: #Automédication
Automédication : un réflexe chez les moins…
Voir : Automédication : un réflexe chez les moins de 25 ans
Etiquette: #Sommeil
Bien dormir, c'est bon pour la santé
Voir : Bien dormir, c'est bon pour la santé
PO-04086-06/26