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L'alcool et ses conséquences à long terme
L’alcool est en France, comme dans la quasi-totalité des pays européens, la substance psychoactive la plus consommée1. Que se passe-t-il quand sa consommation devient régulière ? Découvrez les impacts de l’alcool sur la santé.
Des dommages sur la santé et la vie en société
La consommation de boissons alcoolisées provoque des dommages sanitaires et sociaux.
Les dommages sanitaires peuvent être définis comme l’ensemble des maladies et traumatismes provoqués par la consommation d’alcool.
L’alcoolisation peut également avoir des répercussions négatives sur la vie sociale (relations avec les proches, emploi, délinquance) des consommateurs et des personnes en contact avec eux, diminuant ainsi leur qualité de vie et entraînant des dommages pour la collectivité1.
Un cercle vicieux
Les personnes en situation de vulnérabilité peuvent avoir tendance à consommer de l’alcool en excès pour lutter contre leur mal être2.
Les conséquences sur la santé
Toute consommation d’alcool, même modérée, présente des risques pour la santé.
L’alcool est, en effet, un produit particulièrement toxique pour l’organisme.
L’Organisation mondiale de la Santé identifie près de 200 maladies et traumas associés à sa consommation : cancers, maladies cardiovasculaires et digestives, troubles psychiques, troubles cognitifs, accidents, violences3…
Au-delà des risques immédiats, l’alcool réduit l’espérance de vie de plusieurs années. Il s’agit ainsi de la deuxième cause de mortalité évitable en France, après le tabac2.
Les dommages pour la santé dépendent des quantités absorbées, des modalités d’usage, de nombreux facteurs environnementaux et individuels1.
À noter :
Ces risques peuvent apparaître lorsque la consommation est chronique, c’est-à-dire généralement quotidienne, mais aussi lorsqu’elle est ponctuelle1.
Les principales complications de la consommation chronique d’alcool sont les suivantes :
Les maladies du système digestif3
Gastrite (inflammation de l’estomac)
Pancréatite (inflammation du pancréas)
Stéatose (accumulation de graisses dans le foie)
Hépatite alcoolique (inflammation du foie)
Cirrhose (destruction des cellules du foie résultant d’une inflammation chronique des tissus)
Les maladies cardio-vasculaires3
Hypertension artérielle (pression trop élevée dans les vaisseaux sanguins, ce qui peut entraîner, à long terme, de graves conséquences),
Problèmes cardiaques (troubles du rythme cardiaque, insuffisance cardiaque,...),
Varices et hémorroïdes,
Hémorragies, notamment cérébrales,
AVC (accidents vasculaires cérébraux).
Les maladies neurologiques et la santé mentale
Une consommation régulière d’alcool entraîne l’apparition d’effets sur le cerveau2.
Addiction : l’alcool active certains circuits de neurones particuliers appelés « circuit de la récompense ». Cela explique les effets de plaisir et d’euphorie, mais entraîne aussi rapidement une envie de consommer à nouveau de l’alcool pour maintenir activé le circuit de la récompense et ses effets agréables. C’est la partie addictive de l’alcool en tant que drogue2.
Troubles cognitifs : plus de 50 % des personnes alcoolodépendantes présentent des troubles cognitifs (altération de la mémoire, inadaptation de certains mouvements, etc.)2.
Épilepsie : chez ces patients, le risque d’épilepsie augmente2.
Syndrome de Korsakoff : l’alcool provoque parfois des atteintes du cerveau dues aux carences en vitamines comme le syndrome de Korsakoff qui se manifeste par des troubles de la mémoire, une perte des repères, une fabulation, des troubles mentaux et du comportement2.
Troubles psychiques : une consommation excessive d’alcool peut entraîner des troubles psychiques : troubles anxieux, dépression2…
La consommation d’alcool, ponctuelle ou chronique, augmente le risque de passage à l’acte suicidaire3.
Dépendance : la dépendance qui peut s’installer chez une partie des consommateurs d’alcool est une autre manifestation de l’impact physiologique de l’alcool sur le système nerveux central, rendant la baisse où l’arrêt des usages très difficile pour ces derniers1.
Les cancers3
La consommation d’alcool est responsable de 28 000 nouveaux cas de cancer par an en France.
L’alcool fait partie des substances reconnues cancérigènes avérées pour l’homme par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC).
Les principaux cancers causés par l’alcool sont les cancers :
• du sein,
• du côlon et du rectum,
• de la bouche et du pharynx,
• du foie,
• de l’œsophage
• de l’estomac.
Le saviez-vous
Le risque de cancer augmente avec la quantité d’alcool consommée. Il est multiplié chez les fumeurs3.
Autres complications et maladies
La consommation d’alcool favorise la survenue d’une hypoglycémie, d’une augmentation des triglycérides du sang, de la goutte , d’une dénutrition ou de l’’ostéoporose2.
Bon à savoir :
les buveurs réguliers d’alcool ont souvent un sommeil agité, pouvant s’accompagner de maux de tête et de ronflements. Ils sont plus à risque de présenter des apnées du sommeil3.
Alcool : comment diminuer les risques4 ?
Réduire sa consommation d’alcool augmente l’espérance de vie des hommes et des femmes et apporte des bénéfices à tout âge, y compris chez les personnes âgées. Concrètement, il est constaté une réelle amélioration de la qualité de vie, une préservation de l’autonomie, de
meilleures performances cognitives ainsi qu’une amélioration de l’humeur et de l’anxiété.
Essayez de revenir à une consommation contrôlée pour éviter l’alcoolodépendance et de rester au-dessous des repères de consommation fixés par les recommandations.
Fixez-vous comme objectif de :
boire moins souvent des boissons alcoolisées ;
boire moins, à chaque occasion (ex. : alterner les boissons avec et sans alcool) ;
fixer des périodes dans la journée sans alcool (par exemple : pas d’alcool entre les repas ou pas d’alcool le soir) ;
ne pas boire seul ;
pratiquer plus d’activités qui vous plaisent (sport, cinéma, promenades…) et vous éloignent de l’envie de boire de l’alcool…
Donnez-vous le droit de refuser de l’alcool sans penser que cela soit perçu comme une impolitesse.
À noter :
Faire la fête entre amis est souvent l’occasion de boire trop, notamment parce qu’il est parfois difficile de dire non à un verre supplémentaire.
Article : Alcool et fêtes : prudence.
À qui s’adresser en cas de difficulté avec l’alcool ?
Parfois, agir seul est insuffisant pour réduire sa consommation4.
Les personnes en difficulté avec l’alcool peuvent s’adresser à différents types de structures : hôpitaux, médecins de ville, structures médico-sociales spécialisées en addictologie et associations d’entraide1.
Plus d’information sur alcool-info-service.fr
Vrai Faux
L’alcool est toxique pour tous les organes.
Vrai - A long terme, sa consommation entraîne des complications, parfois graves et irréversibles3.
L’alcool peut provoquer des maladies digestives, neurologiques ou cardiovasculaires, des cancers et des troubles cognitifs2.
Toute consommation d’alcool comporte un risque3.
Vrai - Toute consommation d’alcool, même modérée, présente des risques pour la santé. Le risque pour une personne de développer une maladie en raison de sa consommation d’alcool dépend de plusieurs critères, tels que la quantité consommée, la fréquence de la consommation ou encore les contextes dans lesquels la personne boit.
FAQ
La dépendance s’installe souvent sur le long terme et de manière insidieuse. Cela peut prendre des années avant que la personne qui boit ou son entourage ne prenne conscience de l’addiction.
Si vous en ressentez le besoin, demandez le soutien d’un professionnel de santé, comme un médecin traitant, une infirmière scolaire ou un médecin du travail. L’alcool n’est pas un sujet tabou et il est important d’aborder le problème sans freins et en ne le minimisant pas.
Le risque pour une personne de développer une maladie en raison de sa consommation d‘alcool dépend de plusieurs critères, tels que la quantité consommée, la fréquence de la consommation ou encore les contextes dans lesquels la personne boit. Le risque varie également selon les individus, en fonction par exemple de l’âge, du sexe, de la morphologie ou encore d’éventuelles vulnérabilités biologiques et/ou psychiques.