Contenus Santé
          

VIH : le point sur la prévention

Les traitements actuels du VIH permettent de limiter la multiplication du virus dans l’organisme mais ne permettent pas de l’éradiquer totalement. Il est donc très important de prévenir l’infection1. Revue des moyens de prévention à disposition. 

Publié le : 18-05-2026

Comment se transmet le VIH ?1

Le VIH se transmet par contact étroit et non protégé avec des liquides corporels d’une personne infectée, lorsqu’il est présent en quantité suffisante : 

  • le sang ; 

  • le sperme et le liquide séminal, chez l’homme ; 

  • les sécrétions vaginales et le lait maternel, chez la femme. 

Le risque de transmission existe dès le stade précoce de l’infection et persiste durant toute la vie d’une personne porteuse du virus VIH, même si le risque devient très faible lorsque la charge virale est indétectable. 

Bon à savoir 

Il n’existe pas de vaccin contre le virus du sida1.

Les situations à risque de transmission2

Les situations à risque de transmission sont avant tout sexuelles. 

 

Les rapports sexuels non protégés (sans utilisation de préservatif). 

Le risque est plus important : 

  • au cours du premier rapport sexuel ; 

  • lors des règles ; 

  • si l’un des partenaires a une autre infection sexuellement transmissible ; 

  • en cas de lésions génitales ; 

  • si le rapport s’accompagne de violence, ce qui peut provoquer des lésions des muqueuses, même invisibles. 

 

L’échange de seringue chez les usagers de drogues injectables 

Le risque est diminué grâce à la mise en vente libre de seringues à usage unique en pharmacies et la distribution gratuite de matériel d’injection à usage unique par les associations. 

 

La transmission mère-enfant 

La transmission de la mère à l’enfant peut avoir lieu lors de la grossesse, pendant l’accouchement (surtout par voie basse) et lors de l’allaitement. 

 

Les transfusions sanguines, dons d’organes et exposition professionnelle au sang 

Aujourd’hui, en France, il est tout à fait exceptionnel qu’une transfusion ou une injection de produits sanguins (sang, plaquettes sanguines, etc.) soit à l’origine d’une contamination par le VIH. Des tests (recherche des anticorps et du virus) sont systématiquement pratiqués sur les dons de sang. Des tests sont également réalisés lors de dons d’organes, de sperme et de lait maternel. De même, les protocoles en vigueur rendent le risque de transmission à des professionnels de santé exposés au sang extrêmement faible. 

Quels sont les modes de prévention du VIH3

Il existe plusieurs outils éprouvés pour se protéger et protéger ses partenaires de l’infection par le VIH. Selon le moment, les pratiques sexuelles, leur fréquence… un outil pourra être préféré ou plus adapté que l’autre. Dans cette optique, il est important de connaître toute la palette de solutions à disposition. 

Les préservatifs internes et externes

Seules deux méthodes contraceptives, le préservatif externe masculin et le préservatif interne féminin, protègent du VIH, mais également des autres infections sexuellement transmissibles lors de rapports sexuels1

 

Cette protection par les préservatifs doit être utilisée tant qu’une relation stable et durable n’est pas engagée dans la durée et que les deux partenaires n’ont pas fait chacun un test de dépistage du VIH1

 

Les préservatifs masculins s’achètent dans les supermarchés, certains bars-tabac, certains distributeurs automatiques et dans les pharmacies. Les préservatifs féminins s’achètent en pharmacie1

 

Les préservatifs internes aussi bien qu’externes se trouvent gratuitement auprès de la plupart des associations de lutte contre le VIH et les IST, dans des centres de dépistage, les centres de planning familial… et sont gratuits en pharmacie pour les moins de 26 ans4

Zoom sur Le préservatif interne ou fémidom3

Le préservatif interne (ou Fémidom) est une gaine souple et large en polyuréthane. Il est doté d’un anneau souple à chaque extrémité. Il s’introduit dans le vagin ou l’anus et en tapisse les parois. Il présente l’avantage de pouvoir être mis en place plusieurs heures avant l’acte sexuel. Cependant, il faut changer de préservatif à chaque fois qu’on change de partenaire. 

La PrEP : Prophylaxie pré-exposition1

La PrEP ou prophylaxie pré-exposition ou traitement préventif pré-exposition est une méthode de prévention qui propose un médicament contre l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) à une personne non infectée par le VIH. 

Elle s’adresse à des hommes et des femmes exposés par leurs pratiques à un haut risque de contracter le VIH. Cette prévention a pour but de réduire le risque d’être infecté. 

 

Démarrer une PrEP implique une consultation par un médecin qui permet d’évaluer le niveau de risque de contracter le VIH et les éventuelles contre-indications à la prescription du médicament. Avant la prescription de ce médicament, le médecin s’assure de l’absence de primo-infection par le VIH et d’insuffisance rénale. 

Bon à savoir 1 

  • La PrEP réduit le risque d’infection par le VIH mais ne l’élimine pas et, à la différence du préservatif. 

  • Elle ne prévient pas les autres infections sexuellement transmissibles (IST), telles que la syphilis, la gonococcie, les infections à chlamydiae, l’herpès génital. 

  • Elle ne prévient pas les autres infections transmissibles par le sang comme l’hépatite C. 

Le TasP : le traitement comme prévention3

On le sait aujourd’hui, quand on est séropositif-ve, la trithérapie est un outil préventif aussi efficace que le préservatif. C’est ce qu’on appelle le traitement comme prévention ou TasP («treatment as prevention « en anglais). L’efficacité des traitements sur le virus le rend indétectable : il ne subsiste qu’une quantité extrêmement faible du VIH dans le sang ou le sperme, insuffisante pour provoquer une infection. Dès lors, même lors d’un rapport sexuel non protégé par un préservatif, la personne séropositive n’a aucun risque de contaminer son-sa partenaire séronégatif-ve. 

Le dépistage

Un test de dépistage du VIH peut se faire après une certaine période qui suit une prise de risque. On peut aussi faire le test régulièrement pour savoir où l’on en est. Il existe plusieurs techniques3

Un examen sanguin de dépistage en laboratoire de biologie médicale : la sérologie du VIH

La sérologie VIH actuellement réalisée en laboratoire de biologie médicale, grâce à une prise de sang, est le test Elisa de 4e génération détectant les anticorps anti-VIH-1 et anti-VIH-2 ainsi qu’un antigène du virus nommé P24. 

 

Si le résultat du test Elisa est négatif, la personne peut être rassurée pour autant que la dernière prise de risque d’exposition au virus date de 6 semaines ou plus. 

Si le résultat est positif, un autre test appelé Western-Blot recherchant différents anticorps, est effectué pour confirmer le diagnostic. 

Bon à savoir 

L’accès direct au dépistage du VIH dans les laboratoires de biologie médicale, sans ordonnance, à la demande du patient, sans rendez-vous et sans avance de frais est effectif depuis le 1er janvier 2022. Ce dispositif concerne les assurés sociaux et leurs ayants droit (dont les bénéficiaires de l’Aide Médicale Gratuite ou Aide Médicale d’État). Les personnes sans couverture sociale, ainsi que les assurés sociaux ou bénéficiaires de l’AME désirant garder l’anonymat, doivent s’adresser pour la réalisation du dépistage aux centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD)5

Le test rapide ou TROD3

Avec seulement une goutte de sang recueillie au bout du doigt, les TROD permettent d’obtenir en quelques minutes un résultat fiable. Ces tests sont fiables à partir de trois mois après une exposition éventuelle au VIH. Si vous pensez avoir pris un risque au cours de ces trois derniers mois, vous devrez faire un TROD trois mois après cette prise de risque. 

 

Si votre résultat est positif, le risque d’être infecté au VIH est quasi-certain. Mais un examen de confirmation devra être effectué auprès d’un cabinet médical, en CEGIDD (centre de dépistage anonyme et gratuit) ou en laboratoire. 

Si votre résultat est négatif, et si vous n’avez pas eu de risques d’exposition au VIH dans les trois derniers mois précédant ce test, cela signifie que vous n’êtes pas infecté par le VIH. 

Les autotests de dépistage de l’infection par le VIH (ADVIH)5

Les autotests de dépistage de l’infection par le VIH sont des Trod utilisables par toute personne souhaitant se dépister seule à domicile. Le prélèvement et l’interprétation sont effectués par l’intéressé. 

 

L’autotest permet de détecter des anticorps anti-VIH en 30 minutes à partir d’une goutte de sang ou de fluide sécrété par le tissu gingival. 

Si le test est négatif, la personne peut être rassurée pour autant que sa dernière prise de risque d’exposition date de 3 mois ou plus. 

Si le test est positif, le résultat doit être confirmé par un test sanguin Elisa 4e génération en laboratoire. 

La fiabilité des tests n’est pas parfaite ; il existe des faux positifs (test positif et absence de contamination) et des faux négatifs (test négatif et contamination réelle). 

À noter 

Il est recommandé à certaines personnes de se faire tester régulièrement pour le VIH. Sont concernés : 

  • les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (dépistage conseillé tous les 3 mois) ; 

  • les utilisateurs de drogues injectables (dépistage annuel) ; 

  • les personnes originaires de zones où l’infection HIV est fréquente et notamment l’Afrique subsaharienne et les Caraïbes (dépistage annuel) 5

Le TPE : Traitement Post-Exposition3

En cas de rupture, de glissement, de non-utilisation de préservatif, de blessure ou de coupure avec un objet souillé de sang ou de sperme, de partage du matériel d’injection de drogues, vous pouvez suivre un traitement post-exposition (TPE) qui peut vous éviter d’être infecté par le VIH. On l’appelle aussi parfois "traitement d’urgence" ou "traitement prophylactique. 

 

Le traitement d’urgence consiste en une prise d’une trithérapie pendant un mois afin d’empêcher l’éventuelle contamination en bloquant immédiatement la réplication du VIH. C’est d’autant plus efficace que ce traitement est commencé très tôt : si possible dans les 4 heures suivant l’exposition au risque, et de préférence avant 24 heures et au maximum dans les 48 heures. 

 Bon à savoir 3

Le traitement peut avoir des effets indésirables (diarrhées, nausées, fatigue, vertiges, maux de tête) qui disparaissent souvent en quelques jours. Il peut être aussi psychologiquement déstabilisant. Mais il est important d’aller à son terme pour en maximiser l’efficacité. 

Vrai ou faux  ? 

Un seul rapport sexuel avec une personne infectée suffit pour transmettre le virus VIH. 

VRAI : Un seul rapport sexuel avec une personne infectée suffit pour transmettre le virus VIH1.


On utilisait déjà des préservatifs dans l’Égypte antique 
VRAI: Les premières traces de protection du pénis remontent à l’an 6000 avant notre ère, chez les Egyptiens4.

Sous traitement, on peut encore contaminer son partenaire 
FAUX : Une personne séropositive sous traitement ne transmet plus le virus3 ! 

L'essentiel à retenir

VIH : quels sont les moyens de prévention à disposition1 ? 

  • • L’utilisation du préservatif ; 

  • • Le dépistage régulier du VIH et des infections sexuellement transmissibles ; 

  • • Le traitement post-exposition (TPE) ; 

  • • Le traitement des personnes vivant avec le VIH empêchant la transmission ; 

  • •La prophylaxie pré-exposition (PrEP). 

Ces dispositifs constituent un ensemble cohérent et efficace pour réduire les nouvelles infections. 

Qu’est ce qui aggrave le risque de contamination par voie sexuelle1 ? 

  • • Lorsque les muqueuses comportent des lésions ; 

  • • Au cours du premier rapport sexuel ; 

  • • Lors des règles de la femme ; 

  • • Si l’un des partenaires est porteur d’une infection sexuellement transmissible (IST) ; 

  • • Si le rapport sexuel s’accompagne de violence, ce qui peut provoquer des lésions des muqueuses, même si elles sont invisibles. 

À qui s’adresse la PrEP3 ? 

La PrEP s’adresse à toutes les personnes n’utilisant pas systématiquement le préservatif lors de leurs rapports sexuels et qui sont à haut risque de contracter le VIH. 

Sources

1 - Ameli.fr - Prévenir la transmission du VIH - 23-03-2026 – lien de la page - Consulté le 10-04-2026  | 2 - Ameli.fr - Comprendre l’infection par le VIH – 27-06-2025 – Lien de la page- Consulté le 10-04-2026 | 3 - AIDES – Prévention diversifiée : les outils – Lien de la page - Consulté le 10-04-2026  | 4 - SIDA INFO SERVICE - Comment se protéger du VIH – 06-06-2025 – Lien de la page – Consulté le 10-04-2026 | 5 - Ameli.fr - Dépister le VIH – 27-06-2025 – Lien de la page – Consulté le 10-04-2026 

PO-04014-04/26