Publié le 19 février 2021
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L’observance thérapeutique est capitale pour le patient et constitue également un enjeu de santé publique [1] . Elle permet de réduire les facteurs de morbidité (proportion de personnes malades) et de mortalité induit par une maladie traitée.[1]

Quels sont les chiffres à connaître ?

La mauvaise observance toucherait environ 50% des patients et présenterait des symptômes différents :

• Un patient sur deux oublie de prendre son traitement [2]
• Un patient sur trois ne suit pas le traitement prescrit [2]
• Un patient sur 4 ne respecte pas la dose prescrite [2]
• 3 patients sur dix ne vont pas jusqu’au bout de leur traitement [2]

Le taux de patients non observant est variable en fonction de la pathologie et de la tranche d’âge des patients touchés. Par exemple chez les patients atteints de maladies chroniques âgés de 28 à 45 ans, le taux de patients non-observant atteindrait 60% alors qu’il serait de 48% chez les diabétiques de type I dont la moyenne d’âge serait de 40 ans.[2]

Ainsi, alors que les patients atteints d’affections aiguës, le VIH, les troubles gastro-intestinaux ou les cancers feraient preuve d’une meilleure observance, [1] certaines pathologies chroniques comme les maladies pulmonaires ou le diabète seraient associées à une plus faible observance. L’âge majorerait également le risque de faible observance.[3] Les non-observants seraient les patients atteints de maladies chroniques et les séniors.[2]

A quoi est due la mauvaise observance ?

Outre son rapport de causalité avec la pathologie, la mauvaise observance pourrait être liée à différents facteurs émotionnels comportementaux, sociaux et relationnels.[2]

  • Le patient peut plus ou moins bien suivre son traitement en fonction de l’information qu’il possède sur sa maladie, de l’intégration de son traitement dans sa vie quotidienne, du soutien de ses proches.[2]
  • Les seniors suivent scrupuleusement leurs traitements tant que leurs facultés le leurs permettent mais l’observance pourrait être compromise par des difficultés pratiques (mémorisation des prescriptions, compréhension des étiquettes, manipulation des flacons), une connaissance insuffisante des médicaments, une hospitalisation ou une automédication.[4]

La mauvaise observance peut avoir des conséquences à plusieurs niveaux :

  • Au niveau individuel elle se traduit par une perte de chance pour le patient et une augmentation du risque de récidive
  • Aux niveaux sociétal et économique, elle induit une augmentation de l’incidence des pathologies et une augmentation des coûts de santé directs et indirects. [5]

Comment agir pour faciliter l’observance ?

L’information du patient sur sa maladie est l’un des premiers facteurs clés de succès à mettre en place pour une bonne observance. Elle peut se faire également auprès de la famille et de l’entourage pour une meilleure implication.
[2]

L’observance des traitements constituant, les industriels de la santé, s’impliquent dans l’élaboration de solutions dédiées à l’observance des traitements. Ils s’associent à divers acteurs tels que ceux du numérique pour proposer des solutions.[2]

Ces solutions peuvent prendre la forme de programmes de motivation, de rappels de traitements ou de dispositifs de bouchons compteurs, de piluliers électroniques voire d’applications mobiles. [2]

 

Biogaran, un acteur de santé impliqué dans la bonne observance avec Ma bouteille

L’engagement pour favoriser le bon usage du médicament et l’observance des traitements s’inscrit dans l’ADN de Biogaran®. Déjà présent auprès des patients avec des dispositifs comme l’organiseur à médicament ou Medikid, Biogaran renforce sa position d’acteur de santé impliqué dans la bonne observance des patients

Ma Bouteille est dotée d’un bouchon pilulier avec 3 compartiments (matin, midi et soir) afin de préparer ses doses quotidiennes de médicaments et d’un gobelet afin de faciliter leur prise. Ma bouteille a une contenance de 400 ml à remplir 3 à 4 fois par jour pour suivre les recommandations européennes d’hydratation 1L à 1,5L/jour [6]. Sa dragonne permettra au patient de personnaliser leur bouteille avec leur nom, tout en facilitant son transport.

Conçue en plastique recyclable et réutilisable, sans perturbateurs endocriniens (bisphénol A, phtalates..)[7], elle s’inscrit dans une démarche éco-responsable permettant de limiter les déchets à usage unique.

Disponible en 5 couleurs (bleu, rose, violet, jaune et orange), Ma Bouteille® sera remise aux patients chroniques polymédiqués qui présentent un risque augmenté de mauvaise observance potentiellement associé à un risque de déshydratation. Ce service patient qui conjugue innovation et simplicité sera disponible dans les officines partenaires de l’opération à partir de Février 2021 et remis gratuitement par le pharmacien aux patients éligibles à ce dispositif.

 

 

PO 8439-12/2020

 

 

Sources :

[1] Réseaux Français des centres régionaux de pharmacovigilance. Risques liés à une mauvaise observance thérapeutique. 2019. Consulté le 27/11/2020.

[2] Leem. Les 100 questions O64. 2015. 

[3] HAS. Points clés et solutions, organisation des parcours. Comment améliorer la qualité et la sécurité de la prescription des médicaments chez la personne âgée. 2014.

[4] Age village pro. l’Observance thérapeutique. Disponible sur https://www.agevillagepro.com/article-925-1-Medicaments.html Consulté le 16/12/20.

[5] Académie Nationale de médecine. L’observance des traitements médicamenteux en France.  Rapport. Décembre 2015. Disponible sur https://www.acadpharm.org/dos_public/Rapport_l_observance_mEdicamenteuse_VF_CORR_DGS_2016.02.09.pdf. Dernier accès le 10/10/20.

[6] Programme National Nutrition santé : https://www.mangerbouger.fr/Le-Mag/Bien-etre/L-eau-indispensable-a-notre-bonne-sante  – consulté le 15/12/2020.

[7] Certificat Ecozen, ecozen brochure

 


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